Avec quelques jours de retard, voici le programme détaillé des projections du week-end prochain à Montfort-en-Chalosse… Les films n’étaient pas achevés, je ne pouvais pas boucler le programme, désolée… Au plaisir de vous croiser vendredi ou samedi prochain.

filmé à Montfort-en-Chalosse, le 17 décembre 2022

avec
l’Harmonie municipale de Montfort-en-Chalosse (direction Stéphane Ballin)
et l’Harmonie Juniors (direction Jean Pierre Labaste)
ainsi que
Rose Prampart, Inès et Matias Lafont-Rapnouil (conseil municipal des jeunes)
et les spectatrices-spectateurs du concert de la Sainte Cécile 2022

remerciements
aux musicien.nes
à Christophe Arribehaute et Stéphane Ballin
à Françoise Bourgon (la Scène Déménage)

ce film clôture la série de la microscopique de Montfort-en-Chalosse

filmé à Montfort-en-Chalosse, entre octobre et décembre 2022

avec
Sylvain Airaud, Stéphane Bertrand, Françoise Bourgon, Lucette Camescasse, Fabien Frassier, Jean Gerbaud Morlaès, Joël et Brigitte Hayet, Maïté Laborde, Kévin Laussu, Sébastien Loupien, Annie-Claude Moresmau, Maïder Noguera, Hugo Rodriguez

un grand merci à chaque personne qui a contribué à ce film, et à Jeanine Berilhe, Henri Dupeyron, Maurice Gassie, Guillaume Herbin, Hayet Charpentes Bois, Quitterie Lajus (directrice du centre Montpribat), la famille Wacogne et Far, les propriétaires anciens et actuels des maisons conçues par René Ladeüx.

filmé à Montfort-en-Chalosse, le 21 octobre 2022

avec

Joël et Brigitte Hayet

remerciements : l’Harmonie municipale de Montfort-en-Chalosse

filmé à Montfort-en-Chalosse, le 14 octobre 2022

avec

Françoise Bourgon

remerciements : Cécile Pacou (pour le plan des grues)

filmé à Montfort-en-Chalosse et à Pomarez, le 25 octobre et le 25 novembre 2022

avec Patrick Darrigade & Hixa la chienne

et Lucette Camescasse, Maurice Gassie

filmé à Saint-Paul-les-Dax, le 23 novembre 2022

avec

Jeanine Berilhe, Guillaume Herbin

remerciements : musée de Chalosse, Adeline Mouly et le personnel du musée

filmé à Montfort-en-Chalosse, octobre- décembre 2022

avec

le Conseil Municipal des Jeunes : Timéo Brocadet * Jérémy Carrère * Zoé, Emilien, Arthur Delalande * Lalie & Lisa Hayet * Juliette Lataste * Inès & Matias Lafont-Rapnouil * Elisa & Jules Lapeyre * Jules Maury-Theys * Rose Prampart

et avec

Blandine Lalanne, René Deschamps

mais aussi

Caroline Brun et Raphaëlle Herbin (la plus jeune protagoniste de la microscopique de Montfort)

filmé à Montfort-en-Chalosse, le 21 novembre 2022


avec
Christophe Grémiaux, chargé de mission Petites Villes de Demain

filmé à Montfort-en-Chalosse, octobre-décembre 2022


avec
Lucette Camescasse, Sylvie Cazaux, Jean-Marie Darricau, Françoise Dartigue Peyrou, Maurice Gassie, Jean Gerbaud Morlaès, Maïté Laborde, Blandine Lalanne, Cécile Marquez, Annie-Claude Moresmau, Maïder Noguera, Mireille Susbielle

le Concerto de Aranjuez de Joaquim Rodrigo est interprété par Stéphane Ballin, Pierre Désolé et l’Harmonie de Montfort-en-Chalosse (Concert de la Sainte Cécile).

filmé à Montfort-en-Chalosse, entre octobre et décembre 2022
avec Jeanine Berilhe, Lucette Camescasse, David Caubraque, Maïté Laborde, Annie-Claude Moresmau, Geneviève Vinciguerra

+ l’Harmonie de Montfort-en-Chalosse

un grand merci à Annie-Claude Moresmau, M. et Mme Simonet, Kévin Laussu, la famille de Georges Fudji


filmé à Montfort-en-Chalosse, le 14 décembre 2022
avec Annie-Claude Moresmau

+ maquettes de Montfort-en-Chalosse exposées à la mairie et réalisées par Jean Luxcey / Atelier Patrimoine de Montfort-en-Chalosse Bastide de Montfort d’après le cadastre de 1838 – représentation hypothétique au 1/200ème


filmé à Montfort-en-Chalosse, d’octobre à décembre 2022
avec Jeanine Berilhe, Lucette Camescasse, David Caubraque, Maurice Gassie, Maïté Laborde

+ la participation de l’Harmonie de Montfort-en-Chalosse (extrait sonore du concert de la Ste Cécile)

+ le discours de Christian Delacampagne

+ les tableaux de Raphaël Lonné (mairie de Montfort-en-Chalosse).

Ce film est dédié à Hervé Nisic et à son film “La Beauté Crue”

filmé à Montfort-en-Chalosse, le 25 octobre 2022
avec Maurice Gassie

Tout est allé très vite sur la fin de la résidence, les tournages se sont enchaînés et je n’ai pas pu tenir le journal correctement… Je le fais à rebours et en condensé donc… De la maison de Lise Deharme, en passant par la recherche de l’épitaphe du chat Charmant ; à l’après-midi dans la salle du cadastre de la mairie en compagnie de Kévin Laussu, Maïder Noguerra, Sylvie Cazaux et Enzo (stagiaire de 3ème) ; en passant par la répétition et le concert de l’Harmonie à la Maison des Arts et Loisirs et par la finalisation des tournages avec le Conseil Municipal des Jeunes…

C’est reparti pour un mois de montage de toute cette matière filmique.

Rendez-vous les 27 et 28 janvier à partir de 14h au Café Scène de Montfort-en-Chalosse (programme complet à venir).

sol mosaïque du centre Montpribat

MARDI 13 DÉCEMBRE

J’avais rendez-vous chez M. Georges Simonet (ancienne maison de Lise Deharme). Nous avons échangé (sans caméra) sur sa vie dans cette maison, ses recherches, ses souvenirs et sur mon projet de microscopique, afin de faire connaissance. C’était un moment assez beau, installés dans le salon un peu frais de sa grande maison, un moment suspendu, un peu lunaire, tôt le matin. M. Simonet m’a donné l’autorisation de filmer dans la semaine – un jour de beau temps – les extérieurs de la maison pour le film en cours autour de Lise Deharme.

Le tournage que je devais faire avec l’école primaire de Montfort-en-Chalosse a été annulé alors que la Scène Déménage et moi-même avons essayé de le mettre en place à chaque phase de résidence. Dommage.

Je me suis rabattue sur la mise en place de mon super travelling “low cost et de compétition” que m’avait fabriqué Fred Maire pour un autre film il y a quelques années. J’ai eu cette fois-ci envie de l’amener à Montfort pour filmer les maisons de René Ladeux… Le mouvement du travelling s’accorde harmonieusement avec les maisons courbes de cet architecte.

MERCREDI 14 DÉCEMBRE

Madame Quitterie Lajus m’a donné l’autorisation de filmer, au sein du centre de Montpribat, les parties conçues par René Ladeux. Cela m’a permis de saisir l’agencement des divers bâtiments les uns par rapport aux autres. Depuis octobre, mon regard s’est aiguisé sur l’oeuvre de René Ladeux, je reconnais ce qui est de lui ou pas. J’ai été vraiment frappée par l’intelligence avec laquelle chaque génération de bâtisseurs de Montpribat a respecté la précédente tout en l’augmentant : René Ladeux a construit certaines parties en s’harmonisant avec le château initial. Jean Gerbaud a construit, avec le concours de l’architecte Didier Rebeyrol, le reste, en respectant le château et les maisons Ladeux.

J’ai imaginé que les carrelages mosaïque du hall d’entrée étaient un clin d’oeil contemporain aux mosaïques réalisés par l’artisan Magagnolli pour René Ladeux dans les années 60. Magagnolli, dont Lucette Camescasse se souvient, il était son voisin… peut-être même est-ce lui qui avait réalisé la mosaïque du Café des Sports que tenait Lulu ?

Cette attention et finesse dans l’architecture de Montpribat à travers les siècles et les années, m’ont beaucoup touchées. J’espère que le propriétaire actuel de Montpribat a le regard averti pour se rendre vraiment compte de cette belle transmission architecturale. Je croise fort les doigts pour cela.

Ensuite j’avais rendez-vous avec Annie-Claude Moresmau pour réaliser avec elle une topographie humaine d’un espace commun. Un tournage bien agréable et instructif qui poursuit le tissage des liens entre les films, entre les gens, entre les années.

En fin d’après-midi, Maurice Gassie est très gentiment passé au local pour m’apporter les informations que je lui avais demandées sur le kiosque et l’histoire de Montpribat. Ces informations feront partie de son prochain livre sur Montfort qui paraîtra en mars 2023 normalement.

Et enfin, avec certain.e.s jeunes du Conseil Municipal des Jeunes de Montfort, nous avons poursuivi l’élaboration du film débuté avec eux en octobre dernier. Tournage à la nuit tombée, les pieds dans la boue, à la fontaine des 100 marches et sur le stade d’entraînement. René, membre du conseil municipal et accompagnateur, se demande bien comment nous allons pouvoir faire un film cohérent avec tous ces plans inventés par les jeunes. Pour ma part, je veille, et je sais que nous arriverons à un film intéressant au final. Je ferai tout pour que ce soit le cas car je suis ravie de travailler la microscopique avec ces jeunes adolescent.e.s qui contribuent à la vie du village au même titre que les adultes.

De façon plus générale, cette semaine, je sens que je suis dans ma dernière ligne droite, je resserre mes demandes, cible les manques pour certains films, suis contrainte de refuser certains sujets que je n’aurai pas le temps de traiter et tente de clôturer cette présence extérieure en douceur.

Difficile pour les Montfortois.e.s de comprendre que la microscopique ne cherche pas à être exhaustive ni “publicitaire”, qu’elle fait avec ce qui est là au moment T. C’est une partie qui raconte “un peu” du tout mais vraiment un peu. Et déjà ce “peu” fait que je fais exploser le temps imparti de la résidence qui était censée s’arrêter le 18 décembre. Or, les montages de la vingtaine de films en cours vont m’occuper à plein en janvier. Ce n’est pas très raisonnable mais je déteste laisser les films rêvés inachevés et ne pas tenir les engagements tacites que j’ai passés avec chaque personne filmée.

Je suis frappée par les langues qui se délient, en off, sur la complexité du réel de Montfort (et d’ailleurs). En creux, j’en déduis que ce qui a été dit “face caméra” est une réalité un peu “nettoyée” des aspérités de la vie. La relation de confiance en documentaire demande toujours plus de temps, même si j’ai eu la chance de faire une “résidence longue”, elle est encore trop courte.

© photo Françoise Bourgon

Ma troisième et dernière phase de résidence artistique à Montfort-en-Chalosse a débuté samedi 10 décembre avec la projection de 3 films à l’EHPAD des Cent Marches de Montfort. Les résident.e.s de l’EHPAD ont pu visionner la bistroquette, l’arnaque des 100 marches (dans sa dernière version) et la répétition. C’était un vrai plaisir d’écouter les commentaires et réactions spontanées des spectateurs.trices durant les projections et à la fin. Marie Lilith Obé de Radio Mont-de-Marsan était présente.

Hier (tant qu’il ne pleut pas), avec Françoise Bourgon, nous sommes parties en tournage dans Montfort afin de filmer (ou re-filmer mieux) les maisons conçues par l’architecte René Ladeux. Ce film prend des proportions assez vertigineuses depuis que j’ai rencontré le fils adoptif de René Ladeux, Jean Gerbaud, et que ce dernier m’a mise en relation avec Kévin Laussu, historien de l’art de Dax. Nous avons pu rencontrer certain.e.s propriétaires actuels des maisons mais pour l’instant personne n’a conservé les plans initiaux des maisons signés René Ladeux… La recherche et le dialogue avec Kévin Laussu sont passionnants et assez chronophages… Je me dirige vers un film en deux temps : un premier film sur René Ladeux pour fin janvier et peut-être ensuite un film plus approfondi si je trouve une production possible à l’issue de ma résidence.

Aujourd’hui, j’ai prévu d’aller filmer au musée de Chalosse pour le film avec Jeanine Berilhes en cours de montage. Le local est ré-investi, le chauffage fonctionne et je pense que je vais passer plus de temps là cette semaine afin de poursuivre les divers montages en cours. A suivre donc…

filmé à Montfort-en-Chalosse, le 27 octobre 2022
avec Maïté Laborde

avec la participation et sous le regard de Michel Jaunet

filmé à Montfort-en-Chalosse, le 28 octobre 2022
avec
Christophe Arribehaute

avec la participation de
l’Harmonie de Montfort-en-Chalosse

et les citations de :

Passion Tango, magazine de l’A.S.M (n° février 2004 et janvier 2006)

Arrêt du projet de SCoT Adour Chalosse Tursan (25 mars 2019)

“pour comprendre l’attachement à une terre, il faut savoir comment elle a été acquise”

Petit aller-retour éclair à Montfort-en-Chalosse ce matin pour un tournage que j’espérais beaucoup pouvoir faire… avec Jean Gerbaud… pour le film en cours d’élaboration autour de René Ladeux.

Les films “l’arnaque des 100 marches” et “du vent dans les portes” sont à présent en ligne dans leur dernière version modifiée, avec des images et des témoignages recueillis en novembre qui me paraissaient importants à rajouter.

J’attends le feu vert du prochain protagoniste du film “l’attachement” pour pouvoir le partager ici…

bon dimanche 🙂

Merci au Montfortois qui veille et m’a envoyé cet article de bon matin…

Et merci Sud-Ouest pour cet article.

Il y a quelques incompréhensions* des films dans l’article et surtout le titre me laisse songeuse… Mais il a l’avantage de me permettre de rebondir : pour moi il n’y a pas de hiérarchisation des personnes dans la microscopique, chaque habitant.e est “grand.e” et c’est la cohabitation de chacun.e qui forme un territoire précis, un micro-climat, une histoire commune… De même que je ne fais pas de différences entre des “sachants” et des “non sachants”, ce qui m’intéresse ce sont tous les êtres humains. Une sorte d’idée de l’humanité dans sa diversité et ses savoirs.

*Ci-dessous je remets à l’endroit ce qui été mal entendu par la journaliste de Sud-Ouest lors de la projection des films car je m’efforce d’être la plus sérieuse possible dans les informations que mes films contiennent, alors cela me dérange un peu que de telles déformations soient véhiculées par la presse papier régionale :

“...la passion pour la peinture et la sculpture de David Caubraque avec “les Paysannes”…”

>>>>>> le film autour de David Caubraque s’intitule “les Grand.e.s Paysan.ne.s”, ce qui signifie qu’il s’attache à représenter les femmes ET les hommes de la paysannerie de Montfort-en-Chalosse auprès desquel.le.s il a grandi.

“…elle a tenu un café au beau milieu de la grand-rue avec son mari, puis seule jusqu’à 70 ans”

>>>>>> Lucette Camescasse a tenu son café d’abord avec ses beaux-parents puis seule, jusqu’à l’âge de 70 ans. Elle explique dans le film que son mari n’aimait pas le bistrot et ne passait que le soir pour animer le café avec sa clarinette.

“… Françoise Dartigue (…) a rappelé que l’eau n’a été installée au village qu’en 1935…”

>>>>>> Dans le film c’est Maurice Gassie qui raconte l’arrivée de l’eau au village et il ne donne pas ces dates-là : le premier château d’eau de Montfort a été construit en 1913, le deuxième en 1925. Il répond à une approximation de Lucette Camescasse qui parlait d’un don de Mme Hirtz (mère de Lise Deharme) qui aurait permis d’installer l’eau à l’école en 1935. Et Maurice Gassie rectifie (toujours dans le film) cette approximation de la mémoire de Lulu en disant que l’eau à l’école a dû être amenée en 1925 plutôt qu’en 1935 et qu’il n’a pas trouvé de trace de ce don de Mme Hirtz pour cette cause-là.

(cf “Montfort bastide de Chalosse” de Maurice Gassie, édition la Sauvagère, pages 97, 127 pour l’arrivée de l’eau ; et page 133 pour un don de Mme Hirtz pour les familles des mobilisés de 39-45)

>>>>>> et si on pouvait écrire la microscopique en minuscule plutôt que de vouloir lui accoler constamment une majuscule, ça me ferait plaisir, mais ça visiblement, il n’y a pas que Sud-Ouest qui a du mal à le saisir et c’est moins grave que les approximations précédentes.

Dernière journée de la 2ème session de résidence.

J’ai passé la matinée en compagnie d’une partie du Conseil Municipal des Jeunes. Cette fois-ci nous avons filmé dans un lieu de leur choix et le groupe était plus restreint qu’en octobre (à ma demande). C’était très agréable et amusant de travailler la question du territoire avec eux.elles. Il y a des chances que nous réussissions à faire un film microscopique avec le CMJ en toute fin de résidence finalement.

Et pour finir j’avais rendez-vous avec Geneviève Vinciguerra pour donner consistance au film autour de Lise Deharme que je constitue au fil des tournages.

J’ai 15 petits jours pour me concentrer sur les montages de certains films qui sont prêts à être mis en forme, mais sans espoir de les avoir tous terminés pour fin décembre. On commence à cogiter à une projection finale fin janvier afin de rester réaliste. Merci à tous ceux.celles qui m’ont donné de leur temps et de leur énergie pour construire peu à peu ces films en devenir. A bientôt

Journée dense avec 3 tournages différents : avec Maïder Noguera à la mairie car elle a pris en charge, avec beaucoup de persévérance et de motivation, la recherche des permis de construire des maisons conçues par René Ladeux sur Montfort-en-Chalosse et elle m’en a fait le récit… ; puis avec Lucette Camescasse car j’avais deux questions supplémentaires pour elle dont elle s’est sortie avec brio, tout en me racontant une troisième anecdote qui est tellement chouette que je risque fort de devoir modifier le film “l’arnaque des 100 marches” ; puis avec Patrick Darriguade, agriculteur à Pomarez qui avait envie de participer au projet de la microscopique après la projection de lundi dernier. Nous avons parlé agriculture traditionnelle en Chalosse et agriculture bio, c’est une autre perception du territoire qui m’intéresse bien.

A force, à force, ce n’est pas une vingtaine de films que je vais avoir à terminer mais une trentaine… quand je dis que dans l’infiniment petit, l’infini est immense, c’est pas des blagues !

Mercredi matin, la journée a débuté par un tournage au secrétariat de la mairie de Montfort. Mireille et Sylvie se sont prêtées au jeu de la caméra et moi j’ai adoré jouer avec les différents reflets du lieu pour les filmer en train de travailler.

En sortant de la mairie, une dame m’a interpellé pour m’inciter énergiquement à parler du rugby qui est “l’âme du village”… Pour le moment, je n’ai pas trouvé l’angle pour traiter ce sujet, mis à part une évocation légère via Lulu Camescasse… Peut-être qu’avant de clôturer ma résidence, je trouverai une façon d’en parler à ma manière…

Ensuite, les coups de fil ou rencontres se sont enchaînés pour organiser la suite des tournages des films en cours d’élaboration mais aussi avec les différentes interlocutrices journalistes qui suivent la résidence et les partenaires institutionnels qui souhaitaient passer au local. A 17h, j’avais la tête farcie de tous ces échanges si différents et intéressants mais qui m’ont demandé de la concentration et un peu d’à-propos.

La journée n’était pourtant pas terminée, j’avais rendez-vous pour un tournage à St-Paul-les-Dax avec Jeanine Berilhe qui est née dans la métairie du musée de Chalosse en 1931. Moi qui m’étais promis de ne plus faire de nouveaux sujets de films avant d’avoir terminer tous ceux qui sont en cours, c’est raté, je ne pouvais raisonnablement pas refuser une telle rencontre. Maintenant j’aimerais bien pouvoir aller filmer la métairie reconstituée du musée, la demande est faite, en attente pour le moment…

Jeudi matin, la pluie a un peu cessé et m’a permis d’aller filmer en extérieur : au nord de Montfort-en-Chalosse où j’avais repéré un quatrième portail ouvert sur l’espace et ensuite le long de la voie verte sur un tronçon que je n’avais pas encore exploré. J’avais rendez-vous avec les chevaux, les oiseaux, les chevreuils, les chiens et leurs maîtres-maîtresses. Et la grande surprise de la matinée c’est un appel que j’espérais depuis quelques jours qui me permettrait de faire avancer prodigieusement le film autour de l’architecte René Ladeux. Je croise les doigts pour que ce premier contact grandisse, ce serait formidable.

Là, il pleut de nouveau, j’en profite pour tenir ce journal de bord de résidence et sauvegarder les rushes en attendant de pouvoir m’atteler aux montages.

Les tournages ont repris tôt lundi matin par une rencontre avec Christophe Grémiaux, chef de projet “Petites villes de demain” pour Montfort-en-Chalosse, Mugron et Amou. Discussion passionnante où chacun de nous trouvait des résonances dans nos approches respectives de la relation individu-territoire (que nous développons avec nos outils et langages propres).

Ensuite les soucis techniques pour la projection du soir ont pris le pas (jusqu’à épuisement des forces). La qualité visuelle et sonore de l’installation technique à la Maison des Arts et Loisirs n’était pas du tout satisfaisante, nous avons dû prendre la décision de modifier une 3ème fois le lieu de rendez-vous… misère et tremblement… Et pourtant à 18h, au Café Scène, une cinquantaine de personnes étaient là, des visages connus déjà là en octobre mais aussi plusieurs nouveaux visages bienveillants ayant entendu parler du projet, ou ayant vu quelques films en ligne sur le site de la microscopique ou à partir du site de la mairie de Montfort-en-Chalosse. Il faut dire que les nouvelles ont bien circulé entre le réseau de la Scène Déménage, celui de la mairie de Montfort, celui de l’Harmonie…une jolie boule de neige qui fait que je vis aujourd’hui ce que j’imaginais vivre lors de la première microscopique d’Arette : des personnes qui suivent avec régularité les mises en ligne des films au fur et à mesure de leur conception. Et qui viennent ensuite revoir les films en salle sur grand écran et partager un moment à plusieurs.

La projection de 18h s’est apparemment bien passée pour les spectateurs. Pour moi…elle s’est transformée en cauchemar technique : ayant pensé judicieux d’installer mon ordinateur de diffusion en régie, constatant au dernier moment que la seule liaison possible dans cette salle passe par “ondes radio”… j’ai compris une fois la projection lancée que le mur séparant la régie de la salle empêchait la liaison de se faire correctement…à force de changer de lieu, une préparation correcte devient compliquée à respecter…

© photo Jules Thévenot – la Scène Déménage

La séance de 20h a réuni de nouveau une dizaine de personnes et cette fois j’avais installé mon ordinateur sur scène. Techniquement c’était nettement plus acceptable et cela m’a mis du baume au coeur. Une jolie discussion à bâtons rompus a eu lieu ensuite pour clore cette longue journée.

Ce matin, j’avais rendez-vous avec Jean-Marie Darricau pour le film autour de la fonction de maire que je suis en train d’élaborer petit à petit. Montfort-en-Chalosse a la chance de vivre depuis 1995 une vraie alternance sur le siège de maire du village et les ancien.nes maires vivent là, sur le territoire. Plutôt habituée à voir ce siège occupé pendant 30 ans par la même personne, le sujet me plaît trop et vaut un film il me semble. Malheureusement il me manquera le témoignage de M. Sarrès (prédécesseur de M. Darricau). Ce dernier est dans sa période de travail intensif à l’approche des fêtes de Noël, il lui paraît impossible de s’arrêter 1/2h actuellement pour me rencontrer. Tant pis. J’aurais essayé…

La journée s’est poursuivie entre prises de rendez-vous, recherche de contacts pour certains films en cours, réparation du site internet de la microscopique, café avec David Caubraque, tournage de la carrière de marne bleue dont m’avait parlé Christophe Grémiaux. Pour l’instant il faut jouer avec les gouttes de pluie et passer dans les interstices secs pour pouvoir filmer en extérieur et organiser les tournages en fonction.

Du 21 au 26 novembre 2022 aura lieu la suite de la résidence artistique à Montfort-en-Chalosse. En octobre, l’air de rien, j’ai commencé à tisser une vingtaine de films en devenir… 6 d’entre eux existent, sont terminés -ou quasiment- et seront présentés le 21 novembre à la Maison Arts et Loisirs de Montfort-en-Chalosse à 18h, 19h et 20h.

J’aurais adoré pouvoir faire cette projection sous la Halle, en extérieur, faire en sorte que les films s’insèrent dans le village, prennent leur place dans la perspective entre l’école et la bastide, qu’ils soient rendus symboliquement à Montfort et ses habitant.e.s. Que chacun.e puisse passer, s’arrêter, repartir, s’installer, boire un verre, revenir… Cela n’a pas été possible, notamment à cause des panneaux en bois qui ont été installés tout autour de la Halle pour l’hiver, la transformant en “colissimo” hivernal. On s’adaptera et ce sera agréable différemment j’imagine…

Beaucoup de tournages complémentaires m’attendent durant cette 2eme période qui viendront étoffer les films en cours de gestation.

Petit regret de ne pas avoir eu le temps de monter les 4 topographies humaines qui étaient prêtes à l’être… Elles le seront un peu plus tard que voulu, j’espère que les protagonistes de ces films comprendront et seront patients. Les temps de tournage sont plus rapides que les temps de montage, c’est le décalage assez récurrent de la réalisation documentaire audiovisuelle, on joue constamment à cache-cache avec le présent-le passé.

A bientôt

flyer pour la projection du 21 novembre
qui n’aura pas lieu sous la halle finalement mais à la Maison des Arts et Loisirs toute proche.

filmé à Montfort-en-Chalosse, octobre et novembre 2022
avec
Lucette Camescasse
Françoise Dartigue Peyrou
et les échos de l’école de musique
et le poème à ma mère de Marcel Saint-Martin

(version modifiée 4 décembre 2022)

filmé le 27 octobre 2022, Montfort-en-Chalosse
avec Françoise Dartigue Peyrou

filmé à Montfort-en-Chalosse, octobre et novembre 2022

avec

Lucette Camescasse

David Caubraque

Françoise Dartique Peyrou

Maurice Gassie

et avec la participation du Conseil Municipal des Jeunes de Montfort

Elisa, Inès, Jules, Mathias, Rose
accompagnés de Blandine et René

(version modifiée 4 décembre 2022)

filmé le 19 octobre 2022 à Montfort-en-Chalosse

avec Lucette Camescasse

merci à Florence et Corine, EHPAD les cents marches

filmé le 28 octobre 2022 à Montfort-en-Chalosse

avec l’Harmonie de Montfort-en-Chalosse

merci aux musicien.nes, à Christophe Arribehaute et Stéphane Ballin

filmé le 25 octobre 2022 à Montfort-en-Chalosse

avec David Caubraque

topographie humaine d’un espace commun : Maïté Laborde

Aujourd’hui deux topographies humaine d’un espace commun ont été réalisées avec le concours de Maïté Laborde et Françoise Dartigue. Entre les deux, la rencontre de Mathilde Redaud de Hapchot Radio. Où comment se mettre dans la peau des personnes que l’on filme et comprendre leur difficulté à répondre à certaines questions 🙂

Aujourd’hui j’ai commencé par filmer les charpentiers qui rénovent le toit d’une maison conçue par René Ladeux, tout en calant un rdv pour demain.

Petit passage au QG de la Roseraie pour vider les cartes SD et confectionner les 4 cartes géographiques de Montfort-en-Chalosse dont je vais avoir besoin dans les 3 prochains jours. Le planning “carnet de bal” se densifie tout en restant enthousiasmant car les éléments s’enchaînent ou apparaissent avec beaucoup de fluidité et d’à-propos.

Puis je suis partie filmer dans la bastide les éléments que je souhaitais filmer depuis plusieurs jours sans trouver le temps. Cela m’a permis de rencontrer Pauline et son chien Nesquik et Pierre (aussi avec son chien dont j’ignore le nom).

Au retour, j’ai eu le plaisir d’avoir la visite de Maurice Gassie qui avait fait des recherches sur un évènement dont je lui avais parlé hier, que m’avait relaté Lulu Camescasse. Les dates ne collent pas mais visiblement cela a lancé Maurice Gassie sur une piste qui l’intéresse et il est venu me raconter où il en était de ses investigations. Petit à petit le QG de la Roseraie devient un lieu de visite des Montfortois.e.s et c’est chouette en fait !

Et pour finir, je suis repartie vers Gibret pour filmer les paysans géants de David Caubraque avec une lumière un peu plus intéressante que celle d’hier. La suite, demain !

Aujourd’hui, deux belles rencontres : ce matin avec David Caubraque, cet après-midi avec Maurice Gassie. Deux topographies humaines d’un espace commun et bien au-delà. Et puis une visite enthousiasmante reçue au QG pour deux futurs tournages en fin de semaine et quatre nouvelles pistes de personnes qui seraient intéressantes à rencontrer. Ça fuse dans tous les sens, ça dépote, tous ces films en devenir, c’est passionnant.

topographie humaine d’un espace commun, David Caubraque
topographie humaine d’un espace commun, Maurice Gassie

Aujourd’hui, j’ai commencé par filmer un portail vers Guimont (Nord), un portail seul dans un champ de ferme… c’est le 3ème que je découvre… un portail au milieu d’un espace vaste, qui ne semble servir à rien et qui pourtant joue un rôle imaginaire fort… En filmant le portail, j’ai fini par entrer en dialogue visuel avec un chien de ferme, des poules, une silhouette à bord d’un tracteur…

Puis nous avions une réunion avec La Scène déménage et la mairie de Montfort-en-Chalosse durant laquelle nous avons fait un point d’étape. Mon rdv de tournage de l’après-midi a été reporté au dernier moment, j’ai donc bifurqué ce que je prévoyais de filmer mercredi à aujourd’hui…

J’ai enchaîné par le tournage des plans réalisés par René Ladeux en 1960 pour une maison à la forme originale, toujours vers Guimont.

Puis, descente vers le sud de la commune pour filmer la maison de Joël Hayet, charpentier, ainsi que les quelques maisons conçues par René Ladeux que je n’avais pas encore filmées. L’une d’elle reste introuvable alors que Joël Hayet l’a indiquée lors de son interview vendredi dernier… J’y retournerai…

J’avoue être un peu perplexe sur la nécessité de se déplacer constamment en voiture pour filmer… C’est la première microscopique qui se déroule ainsi et j’avoue que cela me frustre un peu… Impossible de marcher le long de ces routes Sud-Nord/Est-Ouest qui me paraissent étroites et très fréquentées par les voitures tout au long de la journée.

Du coup, j’ai fait le chemin vers la Fontaine des 100 marches, découvert le terrain de rugby, filmé les bambous et les jeux de lumière du lavoir. Des enfants comptaient au loin les marches et m’ont dit qu’il y en avait 138 et pas 100…

Retour au local pour sauver les rushes du jour et j’en ai profité pour passer quelques appels téléphoniques afin d’organiser les tournages de la semaine et ceux du mois de novembre.

Je pars à présent essayer de filmer le coucher de soleil dont m’a parlé Lulu Camescasse la semaine dernière.

à l’invitation de la Scène Déménage avec le soutien du Conseil départemental des Landes, de la Communauté de Communes Terres de Chalosse, de la commune de Montfort-en-Chalosse et du Fond de Développement de la Vie Associative, une nouvelle microscopique va voir le jour à partir du 17 octobre 2022 jusqu’au mois de décembre ans les Landes.

Pour en savoir plus, c’est par là :

https://www.lascenedemenage.net/microscopique

filmé à Arette, le 27 décembre 2021

filmé à Arette et Aramits, le 21 février 2019