Merci au Montfortois qui veille et m’a envoyé cet article de bon matin…

Et merci Sud-Ouest pour cet article.

Il y a quelques incompréhensions* des films dans l’article et surtout le titre me laisse songeuse… Mais il a l’avantage de me permettre de rebondir : pour moi il n’y a pas de hiérarchisation des personnes dans la microscopique, chaque habitant.e est “grand.e” et c’est la cohabitation de chacun.e qui forme un territoire précis, un micro-climat, une histoire commune… De même que je ne fais pas de différences entre des “sachants” et des “non sachants”, ce qui m’intéresse ce sont tous les êtres humains. Une sorte d’idée de l’humanité dans sa diversité et ses savoirs.

*Ci-dessous je remets à l’endroit ce qui été mal entendu par la journaliste de Sud-Ouest lors de la projection des films car je m’efforce d’être la plus sérieuse possible dans les informations que mes films contiennent, alors cela me dérange un peu que de telles déformations soient véhiculées par la presse papier régionale :

“...la passion pour la peinture et la sculpture de David Caubraque avec “les Paysannes”…”

>>>>>> le film autour de David Caubraque s’intitule “les Grand.e.s Paysan.ne.s”, ce qui signifie qu’il s’attache à représenter les femmes ET les hommes de la paysannerie de Montfort-en-Chalosse auprès desquel.le.s il a grandi.

“…elle a tenu un café au beau milieu de la grand-rue avec son mari, puis seule jusqu’à 70 ans”

>>>>>> Lucette Camescasse a tenu son café d’abord avec ses beaux-parents puis seule, jusqu’à l’âge de 70 ans. Elle explique dans le film que son mari n’aimait pas le bistrot et ne passait que le soir pour animer le café avec sa clarinette.

“… Françoise Dartigue (…) a rappelé que l’eau n’a été installée au village qu’en 1935…”

>>>>>> Dans le film c’est Maurice Gassie qui raconte l’arrivée de l’eau au village et il ne donne pas ces dates-là : le premier château d’eau de Montfort a été construit en 1913, le deuxième en 1925. Il répond à une approximation de Lucette Camescasse qui parlait d’un don de Mme Hirtz (mère de Lise Deharme) qui aurait permis d’installer l’eau à l’école en 1935. Et Maurice Gassie rectifie (toujours dans le film) cette approximation de la mémoire de Lulu en disant que l’eau à l’école a dû être amenée en 1925 plutôt qu’en 1935 et qu’il n’a pas trouvé de trace de ce don de Mme Hirtz pour cette cause-là.

(cf “Montfort bastide de Chalosse” de Maurice Gassie, édition la Sauvagère, pages 97, 127 pour l’arrivée de l’eau ; et page 133 pour un don de Mme Hirtz pour les familles des mobilisés de 39-45)

>>>>>> et si on pouvait écrire la microscopique en minuscule plutôt que de vouloir lui accoler constamment une majuscule, ça me ferait plaisir, mais ça visiblement, il n’y a pas que Sud-Ouest qui a du mal à le saisir et c’est moins grave que les approximations précédentes.

la microscopique a été accueillie par la plateforme coopérative Les Oiseaux de Passage. Merci à Cécile Lelarge de nous avoir mis en relation. Et merci à Charlotte qui a apporté son regard extérieur sur ce projet de la microscopique devenu si tentaculaire qu’il est difficile à résumer simplement pour moi.

https://lesoiseauxdepassage.coop/producer/697-la-microscopique

article dans le journal “la République des Pyrénées”, mardi 10 décembre 2019

A l’invitation de Frédéric Ferrer, la microscopique réalisée sur Arette -entre 2012 et aujourd’hui- va se déployer dans la salle 3 de la Maison des Métallos à Paris le 6 décembre 2019. Et dans le hall d’accueil, les visiteurs pourront découvrir le film réalisé avec Frédéric Ferrer sur l’île de Sein.

Le programme de la soirée concocté par Frédéric Ferrer (Vertical Détour) est ici : On s’effondre ou pas ?

La présentation de la microscopique le 6 décembre est ici : before la transition #1

L’installation de la microscopique Arette, à la Maison des Métallos, nécessite que je retravaille la présentation des 54 films réalisés sur Arette depuis 2012. Il y a eu la version “blog” des films, puis la version “projection” d’un film d’une heure, à présent il y aura la version “installation”.

Avec l’aide de l’espace Pic Nic d’Arette et de la société Le Chaos, nous ferons un “galop d’essai” de cette installation le 29 novembre pour la présenter aux Arettois (es) avant de “monter à Paris”

D’une part pour me permettre de tester l’installation dans l’espace, voir si elle fonctionne, s’il est possible de l’améliorer en fonction des retours des visiteurs à Arette, chez Pic Nic…

D’autre part pour proposer aux Arettois (es) de contribuer à l’installation à Paris en apportant des petits mots, des objets (pas trop gros car je pars en train !), toute contribution personnelle au projet qui évoque pour vous Arette et le fait d’avoir choisi d’y vivre*.

J’emporterai avec moi toutes vos contributions et les installerai avec les films. C’est important pour moi que la microscopique soit partageable à l’intérieur même du territoire filmé, mais aussi qu’il y ait un lien entre les territoires, une conversation, un échange…

*si ce sont des objets auxquels vous tenez, je vous les ramènerai évidemment après la soirée du 6 décembre

Article-Micriscopique-Rock-Prado

Un article sur la microscopique est paru dans le magazine Vent d’Oc

C’est ici

J’en profite pour vous annoncer que le site de la microscopique compte à ce jour 80 000 visites… Il continue sa petite vie indépendante et cela me fait plaisir.

A bientôt

Arette

Audrey Jasa, jeune stagiaire au journal Sud-Ouest, a écrit cet article sur la microscopique

Je le trouve sympathique.

Il y a évidemment toujours des éléments à relever : entre ce que j’ai pu mal exprimer lors de l’entretien, et ce que la journaliste a saisi, il existe toujours un petit décalage, par moments (je vis la même situation lorsque je réalise des films).

En tous cas, cela me donne l’occasion de préciser quelques petites choses au sujet du projet de la microscopique…

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