Les tournages ont repris tôt lundi matin par une rencontre avec Christophe Grémiaux, chef de projet “Petites villes de demain” pour Montfort-en-Chalosse, Mugron et Amou. Discussion passionnante où chacun de nous trouvait des résonances dans nos approches respectives de la relation individu-territoire (que nous développons avec nos outils et langages propres).

Ensuite les soucis techniques pour la projection du soir ont pris le pas (jusqu’à épuisement des forces). La qualité visuelle et sonore de l’installation technique à la Maison des Arts et Loisirs n’était pas du tout satisfaisante, nous avons dû prendre la décision de modifier une 3ème fois le lieu de rendez-vous… misère et tremblement… Et pourtant à 18h, au Café Scène, une cinquantaine de personnes étaient là, des visages connus déjà là en octobre mais aussi plusieurs nouveaux visages bienveillants ayant entendu parler du projet, ou ayant vu quelques films en ligne sur le site de la microscopique ou à partir du site de la mairie de Montfort-en-Chalosse. Il faut dire que les nouvelles ont bien circulé entre le réseau de la Scène Déménage, celui de la mairie de Montfort, celui de l’Harmonie…une jolie boule de neige qui fait que je vis aujourd’hui ce que j’imaginais vivre lors de la première microscopique d’Arette : des personnes qui suivent avec régularité les mises en ligne des films au fur et à mesure de leur conception. Et qui viennent ensuite revoir les films en salle sur grand écran et partager un moment à plusieurs.

La projection de 18h s’est apparemment bien passée pour les spectateurs. Pour moi…elle s’est transformée en cauchemar technique : ayant pensé judicieux d’installer mon ordinateur de diffusion en régie, constatant au dernier moment que la seule liaison possible dans cette salle passe par “ondes radio”… j’ai compris une fois la projection lancée que le mur séparant la régie de la salle empêchait la liaison de se faire correctement…à force de changer de lieu, une préparation correcte devient compliquée à respecter…

© photo Jules Thévenot – la Scène Déménage

La séance de 20h a réuni de nouveau une dizaine de personnes et cette fois j’avais installé mon ordinateur sur scène. Techniquement c’était nettement plus acceptable et cela m’a mis du baume au coeur. Une jolie discussion à bâtons rompus a eu lieu ensuite pour clore cette longue journée.

Ce matin, j’avais rendez-vous avec Jean-Marie Darricau pour le film autour de la fonction de maire que je suis en train d’élaborer petit à petit. Montfort-en-Chalosse a la chance de vivre depuis 1995 une vraie alternance sur le siège de maire du village et les ancien.nes maires vivent là, sur le territoire. Plutôt habituée à voir ce siège occupé pendant 30 ans par la même personne, le sujet me plaît trop et vaut un film il me semble. Malheureusement il me manquera le témoignage de M. Sarrès (prédécesseur de M. Darricau). Ce dernier est dans sa période de travail intensif à l’approche des fêtes de Noël, il lui paraît impossible de s’arrêter 1/2h actuellement pour me rencontrer. Tant pis. J’aurais essayé…

La journée s’est poursuivie entre prises de rendez-vous, recherche de contacts pour certains films en cours, réparation du site internet de la microscopique, café avec David Caubraque, tournage de la carrière de marne bleue dont m’avait parlé Christophe Grémiaux. Pour l’instant il faut jouer avec les gouttes de pluie et passer dans les interstices secs pour pouvoir filmer en extérieur et organiser les tournages en fonction.

mardi 19 juin à 19h30 le film “les Oiseaux Solitude” sera diffusé dans le cadre de la carte blanche donnée à Elisabeth Soulas.

merci à Elisabeth

la microscopique est sur parlem tv, une web télé associative, participative, d’éducation populaire dont le berceau se trouve à Nogaro
merci à Jean-Luc Galvan d’avoir eu l’idée de cet échange culturel et territorial !

voici le montage effectué pour la soirée du 30 août à Arette

ce travail de montage des films existants et la soirée de projection m’ont donné bien envie de poursuivre le projet sur Arette, sur une année entière à raison de 3-4 films par mois…

à suivre…

le 30 août 2017, à 20h30, Salle Barétous Roncal à Arette

5 ans après la création de La Microscopique, la mairie d’Arette propose de présenter ce travail lors d’une soirée.

Pour les personnes qui n’ont pas du tout suivi ce projet, voici un petit historique :

La microscopique est un projet de télévision de création documentaire à échelle microscopique.

“création documentaire”

car même si les films peuvent ressembler à des reportages journalistiques par leur format court, la démarche de réalisation est différente :
une démarche documentaire prend le temps de la réflexion et ne cherche pas à donner une fausse exhaustivité, une fausse objectivité, au sujet filmé.
De plus, le point de vue de la réalisation est assumé, libre et sincère, il ne joue pas à être objectif, neutre ou faussement innocent.
Faire de la création documentaire, à mon sens, c’est être au plus près de la vie, sans simplifier la réalité, sans la caricaturer, sans chercher à informer absolument.
C’est davantage de l’ordre d’une rencontre, d’une mise en relation entre les êtres humains (celle qui réalise, ceux qui sont filmés, ceux qui regardent les films).

“à échelle microscopique”

car j’ai un caractère à trouver du merveilleux et du foncièrement passionnant dans les moindres petites choses de la vie. Mes sujets ne sont pas ce qu’on appelle généralement “un sujet”, un truc clairement percutant, original, qui sort de l’ordinaire.
Je fais la démarche inverse : mettre en lumière ce qu’il y a de percutant, de singulier et d’attachant dans l’infiniment ordinaire, quotidien.

Cette télévision est née en 2012.

Durant l’été, j’ai réalisé une quarantaine de films courts dans Arette et je les ai mis en ligne au fur et à mesure de leur conception. Dans l’idée de créer un rendez-vous quotidien avec les Arettois.
Les temps de tournage et montage étaient tellement longs que le rendez-vous quotidien était exclusivement sur le site internet.
J’aurais adoré pouvoir mener aussi des projections régulières en plein air au coeur du village, sur la place de l’église par exemple, où les passants et villageois pourraient se retrouver, partager ce moment ensemble et discuter, passer un bon moment.
Je n’en ai pas eu le temps, c’était le premier essai de ce projet.

J’ai ensuite poursuivi ce projet dans d’autres lieux en France et en Belgique.
Là, il y a eu des soirées de projection et effectivement c’était chouette d’avoir des retours immédiats sur les films, mais aussi de constater que des discussions émergeaient entre habitants d’un même lieu suite à la diffusion des films.
Les films constituaient une sorte de loupe sur le quotidien des habitants et cela leur donnait du grain à moudre sur leur propre vie, ils pouvaient échanger leurs remarques, se rencontrer, partager leurs conceptions.

Si le projet pouvait s’étaler sur plusieurs mois, il serait possible de créer peut-être réellement des rendez-vous habituels, d’envisager une organisation plus pérenne.
J’adorerais tenter l’aventure, c’est vrai, et voir si ça peut générer du mouvement à l’intérieur du lieu exploré.

Mon questionnement principal pour réaliser les films était :

Comment chacun habite un territoire ?

Comment le territoire nous habite ?

En changeant de lieu de réalisation des films, j’ai constaté la pertinence de mon questionnement. Il suffit de regarder les films tournés à Arette et à Bagnols-sur-Cèze pour s’apercevoir que forcément le territoire nous fait appréhender notre réel différemment.
A Arette, tous les esprits (même ceux qui n’ont pas vécu le séisme) sont marqués par le tremblement de terre de 1967 qui a détruit le village. A Bagnols-sur-Cèze, les Bagnolais me parlaient de leur résidence datant du XVIème siècle et avaient des considérations historiques et archéologiques sur leurs demeures…
Forcément, ça a des conséquences sur les caractères, les manières de faire et de voir la vie au jour le jour.

Pour la soirée de présentation du 30 août, j’avais d’abord envisagé de sélectionner quelques petits films réalisés en 2012 et de les diffuser pour créer ensuite un débat.
Mais la microscopique a évolué et sa conceptrice aussi… J’ai envie d’essayer autre chose, quelque chose qui soit nouveau pour moi et qui permette à chacun de s’approprier ces films autrement qu’en 2012.
Du coup, je suis en train de monter un film d’une heure à partir des 40 films tournés en 2012. Avec l’idée d’immerger le spectateur dans la vie du village.

Revoir et retraverser tous ces films est un vrai plaisir. J’espère le partager avec vous le 30 août… et peut-être que s’il fait beau, on pourra mettre en place une projection en plein air…? Qui sait ?

Vous aurez constaté un petit ralentissement de l’activité de la microscopique ces derniers mois…La vie m’a embarquée ailleurs, je vais m’appliquer à présent à la faire revenir vers le projet de la microscopique qui me tient toujours autant à coeur.

REPRISE DE LA MICROSCOPIQUE A ARETTE

En juin dernier, j’ai repris les tournages à Arette. D’ici la fin du mois d’août, vous pourrez découvrir les films qui viendront étoffer l’aventure de 2012. Je poursuis toujours mon interrogation autour des relations que chacun entretient avec le territoire qu’il habite. Ici, donc Arette.

C’est avec Rock Prado que j’ai poursuivi cette année mon aventure microscopique : Rock est employé par la mairie d’Arette pour gérer l’eau alimentant le village. Très impliqué et motivé par son travail, il l’explique incroyablement bien.

A suivre donc très bientôt…

DVD DE LA MICROSCOPIQUE A ARETTE EN 2012

Par ailleurs, pour les personnes qui m’ont demandé de réaliser un dvd de la microscopique d’Arette (été 2012) ; et pour celles qui seraient intéressées :

il existe à présent un double dvd contenant les 32 films réalisés en 2012 à Arette. Son prix de vente est de 15 euros + frais de port.

Vous pouvez utiliser le formulaire contact du site. Je vous indiquerai la démarche à suivre pour recevoir le dvd dans les meilleurs délais.

A bientôt