Suite à l’exposition audiovisuelle et participative de la microscopique d’Arette en décembre dernier, l’idée a germé de créer une nouvelle variante du projet : co-construire un journal papier avec les Arettois.

Le projet a été déposé auprès du Budget Participatif 64 afin d’être accompagné et soutenu au niveau départemental. Vous pouvez le lire ici :

https://www.budgetparticipatif64.fr/projects/le-budget-participatif-64/collect/etape-de-depot-des-idees/proposals/le-journal-de-la-microscopique-darette?_locale=fr-FR

A partir du 21 novembre, vous pourrez voter pour ce projet et l’aider à voir le jour.

filmé à Château-Thierry, du 09 au 14 septembre 2019, monté entre mars et juin 2020.

En septembre 2019, nous sommes revenues en résidence de création à Château-Thierry avec Gaëlle Bourges et Julie Vuoso. Cette fois-ci, nous avions un ingénieur du son sur une partie du temps de résidence (le luxe !) : Stéphane Monteiro.

Nous avons travaillé autour des ruines romaines de la ville. Surtout dans le quartier des Vaucrises et un peu aux Blanchards.

Nous avons retrouvé certains protagonistes du premier film, notamment Josette Vasseur. Et nous en avons rencontré d’autres… comme Marjolaine Jouannetaud (archéologue au service d’archéologie de la ville de Château-Thierry).

Le montage du film a été fait durant la période de confinement due à la pandémie de covid19. Petite ironie de la vie de monter un film qui s’appelle “ruines” en ce temps obscur… Similitudes aussi entre la chute de l’empire romain et le temps présent…

Voici le 2ème du film du triptyque de Château-Thierry.

filmé à Arette, le 5 février 2020

avec Cécile Lelarge et Sylvain Airaud (espace Pic Nic)

Les premiers portraits “topographie humaine d’un espace commun” à Arette (et à Bagnols-sur-Cèze) datent de 2012 ! Il était temps de les reprendre, les poursuivre, les étoffer !

C’est Cécile et Sylvain qui débutent la nouvelle série de ces portraits. D’autres suivront je l’espère…

filmé sur l’île de Sein, le 9 novembre 2017

monté le 17 décembre 2019

avec Frédéric Ferrer, Lou & Marin Ferrer-Thibaut, les Sénans et Sénanes croisé.e.s

musique : Canon in D Major de Kevin MacLeod

article dans le journal “la République des Pyrénées”, mardi 10 décembre 2019

photographies de l’exposition/installation audiovisuelle de “la microscopique d’Arette” à la Maison des Métallos, Paris, le 6 décembre

merci à Hervé Nisic pour avoir pris le temps de photographier l’installation à ma place

carte Arette
ecran nord parrain
dessins mur sud
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dessins mur Est
dessins mur Sud
écran mur Ouest
dessins mur Ouest
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mur Nord
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mur Est la vache
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entrée carte

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photographies de l’exposition/installation audiovisuelle de “la microscopique d’Arette” à l’espace Pic Nic à Arette les 29,30 novembre et 1er décembre 2019

mise en place et déroulement de l’exposition/installation audiovisuelle durant les 3 jours (quand il y avait le temps de faire des photos).

150 personnes sont passées durant l’exposition et ont laissé une cinquantaine de contributions.

Merci à tous les visiteurs, ainsi qu’à Frédéric Maire (Le Chaos), Cécile et Sylvain (espace Pic Nic), Janette (pour la com), Patrick (Artifix), Cynthia (Creativ id), Emilie (pour le soutien et la bonne humeur)

photographies de l’exposition/installation audiovisuelle de “la microscopique d’Arette” à l’espace Pic Nic à Arette les 29,30 novembre et 1er décembre 2019

contributions des visiteurs : les dessins de formes (format A4, paysage) et les grands formats

photographies de l’exposition/installation audiovisuelle de “la microscopique d’Arette” à l’espace Pic Nic à Arette les 29,30 novembre et 1er décembre 2019

contributions des visiteurs : les objets prêtés

photographies de l’exposition/installation “la microscopique d’Arette” à l’espace Pic Nic les 29,30 novembre et 1er décembre 2019

dessins de la forme d’Arette et textes (format A4 portrait)

affiche pour l’installation à l’espace Pic Nic les 29, 30 novembre et 1er décembre

filmé à Arette, le 10 novembre 2019, depuis le centre du village

les passages en V des grues vers l’Espagne au-dessus du village et le ciel poisseux actuel qui leur fait perdre le Sud…

ici, un petit lien vers un descriptif intéressant de ces migrations (même si le lien concerne plutôt l’Isère)

et il va bien falloir se rendre à l’évidence… je suis fascinée par les oiseaux…

filmé à Casteigts, le 31 octobre 2019

filmé au Pas de Guillers, le 30 octobre 2019

filmé au Pas de Massaré, le 30 octobre 2019

filmé sur la route d’Issarbe, le 30 octobre 2019

Plus on descend vers le Sud de la limite du village, plus l’accès est compliqué quand on n’est pas “randonneur confirmé” car on arrive vers la Pierre St Martin et la frontière espagnole, très rocailleuse. Et pleine de gouffres…

J’y retournerai peut-être, plus tard, accompagnée par des connaisseurs (avis aux amateurs !) pour compléter le projet.

filmé à Arette, près de la maison Laborde, le 29 octobre 2019

filmé à Arette, le 29 octobre 2019

28. octobre 2019 · Ecrire un commentaire · Catégories: Arette · Tags:

filmé à Arette, le 28 octobre 2019

filmé à Arette, le 28 octobre 2019

En me demandant de préciser et montrer les frontières du village d’Arette, Frédéric Ferrer a relancé mon exploration minutieuse, microscopique, du village. Me voilà donc arpentant à l’aide de plusieurs cartes et d’une application GPS, à la recherche des limites Ouest, Sud, Est, Nord du village… Et je découvre des endroits que j’ignorais… Car les frontières du village sont vastes et incroyablement variées. Parfois même assez inatteignables pour moi…

Voici donc le premier film de cette série sur les frontières arettoises… On commence par la limite Ouest entre Arette, Lanne au nord, Ste Engrâce au sud.

A l’invitation de Frédéric Ferrer, la microscopique réalisée sur Arette -entre 2012 et aujourd’hui- va se déployer dans la salle 3 de la Maison des Métallos à Paris le 6 décembre 2019. Et dans le hall d’accueil, les visiteurs pourront découvrir le film réalisé avec Frédéric Ferrer sur l’île de Sein.

Le programme de la soirée concocté par Frédéric Ferrer (Vertical Détour) est ici : On s’effondre ou pas ?

La présentation de la microscopique le 6 décembre est ici : before la transition #1

L’installation de la microscopique Arette, à la Maison des Métallos, nécessite que je retravaille la présentation des 54 films réalisés sur Arette depuis 2012. Il y a eu la version “blog” des films, puis la version “projection” d’un film d’une heure, à présent il y aura la version “installation”.

Avec l’aide de l’espace Pic Nic d’Arette et de la société Le Chaos, nous ferons un “galop d’essai” de cette installation le 29 novembre pour la présenter aux Arettois (es) avant de “monter à Paris”

D’une part pour me permettre de tester l’installation dans l’espace, voir si elle fonctionne, s’il est possible de l’améliorer en fonction des retours des visiteurs à Arette, chez Pic Nic…

D’autre part pour proposer aux Arettois (es) de contribuer à l’installation à Paris en apportant des petits mots, des objets (pas trop gros car je pars en train !), toute contribution personnelle au projet qui évoque pour vous Arette et le fait d’avoir choisi d’y vivre*.

J’emporterai avec moi toutes vos contributions et les installerai avec les films. C’est important pour moi que la microscopique soit partageable à l’intérieur même du territoire filmé, mais aussi qu’il y ait un lien entre les territoires, une conversation, un échange…

*si ce sont des objets auxquels vous tenez, je vous les ramènerai évidemment après la soirée du 6 décembre

Tout arrive ! La page de la microscopique sur l’île de Sein est enfin en ligne avec 2 ans de retard sur le tournage… Pour l’instant il n’y a qu’un seul film réalisé avec Frédéric Ferrer fin 2017. Le suivant est en cours de montage, il me/nous faudra patienter un tout petit peu plus… à bientôt

Je n’étais pas vraiment partie pour filmer la Junte de Roncal, juste y assister, mais quand j’ai vu les vaches apparaître et mettre l’assemblée à leur diapason, je n’ai pas pu m’empêcher de les filmer… avec mon téléphone du coup, faute de mieux…

filmé le samedi 13 juillet 2019, à la Pierre St Martin

la junte de Roncal – ou Tribut des 3 vaches – est une cérémonie célébrée le 13 juillet de chaque année, au niveau de la borne internationale 262, marquant la frontière entre la France et l’Espagne, au col de la Pierre St Martin. Lors de cette cérémonie, les maires béarnais de la vallée de Barétous remettent à leurs homologues de la vallée de Roncal, 3 vaches, en vertu d’un traité vieux de plus de 6 siècles, considéré comme étant le plus ancien actuellement en vigueur en Europe.

Quelques mois plus tard, le montage de Fables est terminé. Au passage, j’ai rajouté le sous titre “misapi” qui provient d’un proverbe congolais évoqué par Natacha, une habitante du quartier des Blanchard de Château-Thierry.

Voici le 1er du film du triptyque de Château-Thierry.

filmé à Arette et Aramits, le 21 février 2019

En juin 2018, pendant que je travaillais sur le montage de Fables misapi, j’ai accueilli Oihan Hargain pour son stage de 3ème. Oihan avait envie de devenir journaliste sportif. Autant dire qu’il n’était pas tombé exactement au bon endroit pour son stage. Mais bon… Durant son stage, je lui ai proposé de faire une recherche sur le Congo et d’écrire un article sur ce sujet pour venir compléter le film. Voici ci-dessous son article.

La découverte du Congo

La région du fleuve Congo est la dernière partie d’Afrique qui n’a pas été visitée par les explorateurs européens. Depuis le XVème siècle les explorateurs européens ont navigués dans l’estuaire du fleuve Congo, envisageant de remonter les chutes et rapides qui commençaient à seulement quelques 160 kilomètres de l’embouchure, et ensuite voyager sur la rivière jusqu’à sa source inconnue. Tous ont échoué. En raison de nombreuses chutes d’eau et rapides impossibles à franchir.

De plus les conflits réguliers avec les indigènes empêchent les explorateurs de visiter cette contrée africaine inconnue. Mais la principale raison de cette impossibilité à franchir la frontière congolaise sont les nombreuses maladies tropicale inconnues.
Ce n’est qu’en 1867 que le Congo est exploré, non pas en traversant l’embouchure du fleuve, mais en passant par la côte orientale de l’Afrique. Cette expédition est menée par un journaliste explorateur Stanley. Ce dernier a ainsi résolu le dernier mystère de la découverte de l’Afrique. Il a aussi ouvert l’Afrique centrale au reste du monde. Il écrit plusieurs articles décrivant toutes les choses à savoir sur ce territoire tout juste exploré.

Les deux Congo

Actuellement il y a deux types de Congo, le Congo Brazzaville qui est une ancienne colonie française composé de l’actuel Gabon et de la république du Congo de 1882 à 1906, puis uniquement de l’actuelle République du Congo. La capitale est Libreville jusqu’en 1904 puis Brazzaville.
Et le Congo Kinshasa (une ancienne colonie belge anciennement dirigée par Léopold II) qui s’est révolté dans les année 60 et a déclaré son indépendance le 30 juin pour devenir la République Démocratique du Congo.

La colonisation du Congo Kinshasa par Léopold II

En Belgique, le monarque constitutionnel Léopold II, second roi de Belgique après son père Léopold II, petit fils de Louis-Philippe 1er, roi des Français, veut faire entrer son pays parmi les grandes puissances coloniales européennes. C’est pour cela qu’à plusieurs reprises, il tente des projets d’achats de colonies en Chine, au Vièt-Nam, au Japon ou sur les îles pacifiques -principalement aux îles Fidji-. Hélas, le gouvernement belge commence d’abord à résister à toutes ces suggestions, voyant l’acquisition d’une colonie comme un moyen de perdre une grosse somme d’argent et de n’en recevoir que très peu en retour.

Cependant, le monarque finit par obtenir des appuis financiers dans la conquête du Congo, ce qui lui permet de missionner le célèbre explorateur du Congo Stanley avec l’accord du gouvernement belge mais aussi des officiers chargés de passer des accords avec les indigènes .
C’est le 15 novembre 1884 qu’a lieu la conférence de Berlin qui marque l’organisation et la collaboration européenne pour le partage de la division de l’Afrique de l’Ouest, c’est à cette occasion que le roi Léopold II s’approprie le Congo. À ce moment-là le Congo n’appartient pas à la Belgique, il appartient à Léopold II lui-même.
Après cette conférence, Léopold II s’est lancé dans l’exploitation du caoutchouc au Congo. Pour agrandir sa production, le roi de Belgique étend son territoire en tuant les propriétaires s’opposant à son expansion territoriale. C’est avec cette envie de richesse que Léopold II décime environ 15 millions de personnes ce qui représente la moitié de la population congolaise.

L’indépendance de la République du Congo (ex Congo-Léopoldville) est proclamée le 30 juin 1960 avec Joseph Kasa-Vubu comme Président et Patrice Lumumba comme Premier ministre. Le pays partage son nom avec celui de la République du Congo à l’ouest, une colonie française ayant gagné son indépendance en 1960 également ; elles sont distinguées par le nom de leur capitale : Congo/Léopoldville et Congo/Brazzaville.

Malgré la proclamation de l’indépendance politique, le nouvel État ne dispose que de peu d’officiers nationaux, et des officiers étrangers restent en place en l’attente de la formation des élites nationales.
Le 5 juillet 1960, l’armée (la Force Publique) basée à proximité de Léopoldville se mutine contre les officiers blancs et attaquent différentes cibles européennes. Il y a de nombreuses exactions, dont des meurtres et des viols. Ceci cause une grande inquiétude, car 100 000 Européens vivent au Congo, la plupart dans la capitale, et cet événement brise la crédibilité du nouveau gouvernement qui se montre incapable de contrôler sa propre armée.
Ceci conduit immédiatement à une intervention militaire au Congo par la Belgique pour assurer la sécurité de ses citoyens. Le retour des forces militaires belges était une violation claire de la souveraineté du nouvel État, l’aide de la Belgique n’ayant pas été demandée.

La région du Kantaga proclame son indépendance. Cette dernière est la région la plus riche du Congo car on y exploite de l’Uranium, du diamant, du cuivre… A sa tête Tshombe -un ennemi de longue date de Lumumba-.

Soixante-sept jours après sa prise de pouvoir, Lumumba est démis par le Président Kasa-Vubu. Lumumba, à son tour, essaye vainement de destituer Kasa-Vubu. Lumumba est dès lors placé en résidence surveillée à la maison ministérielle du Premier ministre. Peu après ce dernier s’échappe et prend la direction de Stanleyville. Mobutu lançe son armée à sa poursuite. Lumumba est finalement rattrapé. Ce dernier est emmené dans la savane hors de la ville. Le convoi s’arrête à côté d’un grand arbre. Trois pelotons d’exécution ont été également amenés, commandés par un officier belge. Un autre officier commande le peloton d’exécution. Lumumba et deux de ses compagnons issus du gouvernement sont alignés contre l’arbre et exécutés. Le Président Tshombe et deux de ses ministres assistent aux exécutions successives. Les corps des trois individus sont ensuite coupés en morceaux, trempés dans de l’acide et brûlés.

En 1965, Joseph Mobutu prend le pouvoir avec l’accord des pays occidentaux, qui le voient comme un rempart contre le communisme en Afrique. Il instaure un parti unique, à l’exclusion de toutes les autres formations politiques.
De nos jour la dictature y est toujours présente les Congolais sont exploités par les internationalistes pour leur matières premières très importantes pour le fonctionnement des téléphones, pour la société en général.

Oihan Hargain

mardi 19 juin à 19h30 le film “les Oiseaux Solitude” sera diffusé dans le cadre de la carte blanche donnée à Elisabeth Soulas.

merci à Elisabeth

Un nouveau territoire entre dans la microscopique : celui de Château-Thierry. Et plus particulièrement 3 quartiers de la ville : les Vaucrises, Vignotte et Blanchard.

Ci-dessous la note d’intention de Gaëlle Bourges (artiste chorégraphique) qui explique un peu le projet que nous avons mené durant une semaine. Une semaine pour tourner et monter un film de 52 minutes, autant dire que c’était très intense. Sensation d’avoir traversé une sacrée aventure humaine. Autant avec Gaëlle Bourges et Julie Vuoso qu’avec les habitants rencontrés. Partir de Jean de La Fontaine pour découvrir l’histoire du Congo, ce n’est pas rien.

Le film est un pré-montage réalisé pour la projection publique de fin de résidence. Une vraie période de montage serait nécessaire pour construire réellement le film.

filmé entre le lundi 23 et vendredi 27 avril 2018 à Château-Thierry

projection publique le samedi 28 avril 2018 à la médiathèque de Château-Thierry

note d’intention de Gaëlle Bourges

Projet de rencontres & film autour des fables de La Fontaine
En partenariat avec L’échangeur – CDCN Hauts-de-France, Château-Thierry

Gaëlle Bourges, artiste en résidence longue à L’échangeur – CDCN Hauts-de-France depuis
2016, accompagnée de Julie Vuoso (comédienne), propose de mener l’enquête à Château-
Thierry : sous l’oeil et la caméra de Claire Ananos (réalisatrice), l’enquête tentera de consigner
sous forme de dialogues filmés ce qu’inspire la mémoire de Jean de La Fontaine dans la ville,
notamment dans les quartiers Blanchard, Vaucrises et Vignotte.
Quel impact ont le musée, les aménagements sculptés des ronds-points, le nom de certaines
rues ou boutiques de Château-Thierry sur ceux qui y vivent ?
Est-ce que les habitants connaissent certaines fables du fameux écrivain ? Si oui, lesquelles ?
Et si non, quelles histoires analogues aux fables de La Fontaine circulent dans leurs
imaginaires, et depuis quelle culture d’origine ?
Pour entrer en contact avec les habitants des différents quartiers, Gaëlle Bourges et Julie
Vuoso performeront dans l’espace public une ou plusieurs fables sous forme de saynète, afin
d’attirer les passants et d’ouvrir un dialogue cordial et fécond. Claire Ananos enregistrera les
interactions entres les habitants et les performeuses, puis fabriquera un court documentaire
présenté à la fin de « l’enquête » – sorte de cartographie microscopique du rapport d’une ville
et de ses habitants aujourd’hui avec un homme du 17e siècle.

http://www.gaellebourges.com/

http://www.echangeur.org/

Un vent de folie douce souffle sur la microscopique apparemment…

Est-il provisoire ? Pérenne ? J’avoue l’ignorer totalement…

Toujours est-il que juste après avoir tourné le dernier plan du film, je suis tombée et j’ai fini aux urgences d’Oloron ! Tout en me retournant la cheville, la tête a peut-être vrillé un peu aussi ?

filmé le 12 octobre 2017, à Lourdios

Ce film pourrait être une dédicace à Lydie Paquet qui m’a appris le joli mot de Paréidolie*…

Comme monsieur Jourdain, qui faisait de la prose sans le savoir, je faisais des paréidolies à tour de bras en l’ignorant…

* Une paréidolie est une sorte d’illusion d’optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale. C’est cette étonnante capacité du cerveau humain à “donner du sens”  là où il n’y en a pas réellement, et dont les mécanismes cognitifs sont encore mal connus.

Plus généralement, la paréidolie permet de saisir que toute perception est construction : c’est le sujet qui donne du sens à des stimulis perceptifs. Les exemples dans la vie courante sont légions : formes familières dans les nuages et dans diverses tâches et objets. (définition empruntée à : https://www.grapheine.com/divers/la-pareidolie-voir-des-visages-partout)

les mésanges charbonnières, corbeaux et étourneaux m’ont embarquée beaucoup plus loin que prévu…

filmé de septembre à décembre 2017, entre Arette et Féas

* merci à Air Rytmo pour m’avoir accordé l’autorisation d’utiliser le chant de Rosemary Standley et Dom La Nena

filmé les 1er et 2 novembre 2017, sur l’île de Sein

sur une proposition de Frédéric Ferrer, Compagnie Vertical Détour

avec Frédéric Ferrer et Hélène Guicharrousse

En 2017, Frédéric Ferrer me propose de croiser nos démarches pour réaliser un film-pilote d’un projet qu’il porte, “le point de vue du géographe“, et nous partons sur l’île de Sein en novembre.

Episode 1 : “le point de vue du géographe, la chapelle Saint Corentin

il existe 2 versions de ce film : celle qui a eut la préférence de Frédéric Ferrer et celle qui a eut ma préférence, c’est cette dernière que je présente ici…

filmé de septembre à novembre 2017, Arette

Voilà. Celui qui m’a donné l’idée de débuter la microscopique à Arette, Paul Pourrillou, mon grand-père et parrain est parti le 22 octobre 2017.

Après 97 ans de doux et loyaux services à la vie, à son village et à sa famille.

Je ne l’ai pas filmé dans le cadre de la microscopique même si je l’ai filmé souvent par ailleurs.

Alors en hommage à Parrain qui m’a tellement encouragée et soutenue, toujours, même si mon métier lui semblait un peu bizarre, voilà le film réalisé en 1997.

“Baptiste, le soleil et la lune”.

Il était le personnage principal de ce film avec le comédien Laurent Deville. C’était mon premier long film, il a une foultitude de défauts de débutante, mais les personnes filmées sont bien là, dans leur sincérité et engagement. Lorsque Parrain vivait encore chez lui, il me demandait de lui mettre la cassette vhs de ce film et nous le re-re-re-regardions ensemble…

“Attendre la nuit”

Montage sonore réalisé en 2016 à partir d’enregistrements sonores de Janette Ananos. Parrain, l’Espagne, 1943, évadé de France.

la microscopique est sur parlem tv, une web télé associative, participative, d’éducation populaire dont le berceau se trouve à Nogaro
merci à Jean-Luc Galvan d’avoir eu l’idée de cet échange culturel et territorial !

avec Nicolas Loustalot et Gustav

filmé lundi 18 septembre 2017, Oloron-Sainte-Marie

voici le montage effectué pour la soirée du 30 août à Arette

ce travail de montage des films existants et la soirée de projection m’ont donné bien envie de poursuivre le projet sur Arette, sur une année entière à raison de 3-4 films par mois…

à suivre…

le 30 août 2017, à 20h30, Salle Barétous Roncal à Arette

5 ans après la création de La Microscopique, la mairie d’Arette propose de présenter ce travail lors d’une soirée.

Pour les personnes qui n’ont pas du tout suivi ce projet, voici un petit historique :

La microscopique est un projet de télévision de création documentaire à échelle microscopique.

“création documentaire”

car même si les films peuvent ressembler à des reportages journalistiques par leur format court, la démarche de réalisation est différente :
une démarche documentaire prend le temps de la réflexion et ne cherche pas à donner une fausse exhaustivité, une fausse objectivité, au sujet filmé.
De plus, le point de vue de la réalisation est assumé, libre et sincère, il ne joue pas à être objectif, neutre ou faussement innocent.
Faire de la création documentaire, à mon sens, c’est être au plus près de la vie, sans simplifier la réalité, sans la caricaturer, sans chercher à informer absolument.
C’est davantage de l’ordre d’une rencontre, d’une mise en relation entre les êtres humains (celle qui réalise, ceux qui sont filmés, ceux qui regardent les films).

“à échelle microscopique”

car j’ai un caractère à trouver du merveilleux et du foncièrement passionnant dans les moindres petites choses de la vie. Mes sujets ne sont pas ce qu’on appelle généralement “un sujet”, un truc clairement percutant, original, qui sort de l’ordinaire.
Je fais la démarche inverse : mettre en lumière ce qu’il y a de percutant, de singulier et d’attachant dans l’infiniment ordinaire, quotidien.

Cette télévision est née en 2012.

Durant l’été, j’ai réalisé une quarantaine de films courts dans Arette et je les ai mis en ligne au fur et à mesure de leur conception. Dans l’idée de créer un rendez-vous quotidien avec les Arettois.
Les temps de tournage et montage étaient tellement longs que le rendez-vous quotidien était exclusivement sur le site internet.
J’aurais adoré pouvoir mener aussi des projections régulières en plein air au coeur du village, sur la place de l’église par exemple, où les passants et villageois pourraient se retrouver, partager ce moment ensemble et discuter, passer un bon moment.
Je n’en ai pas eu le temps, c’était le premier essai de ce projet.

J’ai ensuite poursuivi ce projet dans d’autres lieux en France et en Belgique.
Là, il y a eu des soirées de projection et effectivement c’était chouette d’avoir des retours immédiats sur les films, mais aussi de constater que des discussions émergeaient entre habitants d’un même lieu suite à la diffusion des films.
Les films constituaient une sorte de loupe sur le quotidien des habitants et cela leur donnait du grain à moudre sur leur propre vie, ils pouvaient échanger leurs remarques, se rencontrer, partager leurs conceptions.

Si le projet pouvait s’étaler sur plusieurs mois, il serait possible de créer peut-être réellement des rendez-vous habituels, d’envisager une organisation plus pérenne.
J’adorerais tenter l’aventure, c’est vrai, et voir si ça peut générer du mouvement à l’intérieur du lieu exploré.

Mon questionnement principal pour réaliser les films était :

Comment chacun habite un territoire ?

Comment le territoire nous habite ?

En changeant de lieu de réalisation des films, j’ai constaté la pertinence de mon questionnement. Il suffit de regarder les films tournés à Arette et à Bagnols-sur-Cèze pour s’apercevoir que forcément le territoire nous fait appréhender notre réel différemment.
A Arette, tous les esprits (même ceux qui n’ont pas vécu le séisme) sont marqués par le tremblement de terre de 1967 qui a détruit le village. A Bagnols-sur-Cèze, les Bagnolais me parlaient de leur résidence datant du XVIème siècle et avaient des considérations historiques et archéologiques sur leurs demeures…
Forcément, ça a des conséquences sur les caractères, les manières de faire et de voir la vie au jour le jour.

Pour la soirée de présentation du 30 août, j’avais d’abord envisagé de sélectionner quelques petits films réalisés en 2012 et de les diffuser pour créer ensuite un débat.
Mais la microscopique a évolué et sa conceptrice aussi… J’ai envie d’essayer autre chose, quelque chose qui soit nouveau pour moi et qui permette à chacun de s’approprier ces films autrement qu’en 2012.
Du coup, je suis en train de monter un film d’une heure à partir des 40 films tournés en 2012. Avec l’idée d’immerger le spectateur dans la vie du village.

Revoir et retraverser tous ces films est un vrai plaisir. J’espère le partager avec vous le 30 août… et peut-être que s’il fait beau, on pourra mettre en place une projection en plein air…? Qui sait ?

carte-france-web-saint_denismarché de Saint-Denis

filmé vendredi 2 octobre 2015

filmé dimanche 20 juillet 2014, Arette, la Mouline

filmé samedi 19 juillet 2014, Arette, au Col de Lie